Pionnier dans la conceptualisation de la résolution de conflit,
Thomas Gordon a conçu la fenêtre d’acceptation, un schéma qui
aide à comprendre comment être en phase avec ses limites.
Le principe est simple : lorsque qu’une personne se comporte
d’une manière qui ne nous dérange pas, nous nous trouvons dans
notre zone d’acceptation. Lorsque son comportement devient
problématique de notre point de vue, nous basculons dans notre
zone d’inacceptation.
• Dans ma zone d’acceptation : si la situation est ok pour l’autre et
pour moi, alors il y a entente et les interactions viseront à
enrichir la relation ; si l’autre a un problème, alors je me mets
en posture d’écoute active.
• Dans ma zone d’inacceptation : si la situation pose problème de
mon côté, alors je clarifie ce qui se passe en moi, je l’exprime à
l’autre et je m’affirme ; si la situation nous pose problème à tous
les deux, alors nous sommes en conflit, et les interactions
viseront à entamer une résolution de conflit pour trouver une
solution gagnant-gagnant.
Le curseur de la zone d’acceptation peut varier en fonction de 3
facteurs :
• L’humeur.
• L’humeur de l’autre.
• L’environnement : en huis-clos, en public, dans une position hiérarchique, en réunion, à la pause déjeuner…

Intérêt de la fenêtre d’acceptation

• Identifier ses limites et les accepter.
• Repérer à qui appartient le problème.
• Agir en conscience.

Pour l’utiliser

Lorsqu’une discussion devient irritante :

  • Proposer d’y mettre un terme.
  • Inviter les personnes à repérer à qui appartient le problème et si elles pensent se trouver dans leur zone d’acceptation ou d’inacceptation.
  • En fonction des positionnements, pratiquer soit une écoute active, un message d’affirmation ou une résolution de conflit.

POINTS DE VIGILANCE

  • Se rendre compte de son comportement pour pouvoir s’en dégager.
  • Veiller à ne pas rentrer dans l’escalade du conflit


Marjorie Danna & Cécile Neuville - Pro en Gestion de conflits (Fiche 36)


Modifié le: mardi 11 novembre 2025, 16:16